Seule à Paris, elle échappe au pire grâce à un film culte

Le déclic : « Taken » lui revient en mémoire

Elle répond qu’une amie l’attend à l’hôtel. Poli, mais ferme. Sauf qu’un des deux insiste : il veut l’emmener à une fête. Et c’est à cet instant qu’un souvenir lui revient, presque malgré elle. Le film Taken, vu des années plus tôt : une jeune fille enlevée à Paris, trahie par des informations glanées lors d’un premier contact tout à fait banal.

Le parallèle la fait frissonner. Elle reste sur ses gardes — à raison. Quelques minutes plus tard, l’un des hommes la retient le temps que l’autre déclenche un flash. Elle cache son visage, trop tard. Puis elle les voit glisser des billets à un vendeur du parc en la désignant du doigt.

Le train, les larmes, et la solidarité d’un inconnu

Elle appelle sa meilleure amie, qui reste en ligne. Quarante minutes de soutien précieux, à distance. Djanaya quitte les lieux et monte dans un train, persuadée de laisser la situation derrière elle. Mauvaise pioche : les deux hommes montent dans le même wagon, accompagnés cette fois de cinq autres personnes. Une phrase flotte jusqu’à elle : « Oui, elle est là. »

Elle descend à Notre-Dame, remonte, cherche du monde, tente de brouiller les pistes. Rien n’y fait, le groupe se rapproche. La panique la submerge, elle fond en larmes dans le wagon.

 

Et c’est un inconnu qui va tout changer. Un passager remarque son visage, s’approche, demande si elle a besoin d’aide. L’amie, toujours au bout du fil, lui explique la situation. L’homme est agent de sécurité : il lui prête sa veste, la rassure, reste près d’elle, puis l’aide à commander une voiture. Le lendemain, l’ambassade d’Australie l’accompagne pourorganiser son retour.

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